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La donnée doit devenir un moteur de croissance pour l’économie marocaine

Jalal Benabdouh 2 nov. 2026

Jalal Benabdouh revient sur ce que coûte une donnée mal gouvernée, et sur les premiers pas pour y remédier.

Le coût d’une donnée mal gouvernée est rarement celui de sa correction. C’est celui des décisions qu’elle a fait prendre. Dans un entretien accordé au Matin, Jalal Benabdouh, CEO et Managing Partner de Baker Tilly SEVEN, décrit des situations courantes : une rentabilité sous-estimée faute de mesurer la valeur réellement créée, deux directions qui affichent deux chiffres d’affaires différents pour une même activité.

Il distingue deux notions souvent confondues. La conformité indique si une donnée peut être traitée. La gouvernance indique si elle est fiable et qui en répond. « Être en règle sur le papier ne dit pas encore qui répond de la donnée au quotidien. »

Le sujet est particulièrement sensible dans la banque et l’assurance, où les décisions de risque, de tarification et de reporting prudentiel dépendent directement de la qualité des données. Sur l’open banking, il rappelle qu’il « ne consiste pas à ouvrir les données à tout le monde », mais à les faire circuler dans un cadre de confiance.

L’entretien aborde aussi le rôle du Chief Data Officer, qui doit selon lui disposer d’un mandat réel et d’un pouvoir d’arbitrage, et la question de la souveraineté, qu’il ne voit pas comme opposée au recours au cloud.

Pour les entreprises qui veulent avancer, il recommande de commencer simplement : partager une vision commune, identifier quelques données critiques, en mesurer la qualité, clarifier les responsabilités, puis tester ces règles sur un ou deux cas d’usage.

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