
Le régime fiscal du Mondial ne signifie pas que toute entreprise travaillant pour la FIFA serait exonérée d’impôt
Mohamed Hamdache décrypte pour Le Matin le régime fiscal de la Coupe du monde 2030, inscrit dans le projet de loi de Finances 2027.
Mohamed Hamdache décrypte pour Le Matin le régime fiscal de la Coupe du monde 2030, inscrit dans le projet de loi de Finances 2027.
Dans la seconde partie de cet entretien, le Partner de Baker Tilly au Maroc en charge de la fiscalité lève un malentendu : une entreprise qui travaille pour la FIFA n’est pas, pour autant, exonérée d’impôt. Le régime repose sur quatre cercles : seules la FIFA et ses filiales seraient exonérées sur l’ensemble de leurs activités. Une entreprise marocaine inscrite sur la liste de la FIFA facturerait l’organisateur sans TVA ni retenue à la source, mais son bénéfice resterait soumis à l’IS. Il résume : « c’est une neutralité des flux avec l’organisateur, pas une exonération de l’entreprise ».
Il explique aussi pourquoi il refuse de chiffrer le manque à gagner, faute de données, et où se concentrerait l’effort : la TVA et les droits médias. Il rappelle que l’administration pourrait contrôler les bénéficiaires jusqu’au 31 décembre 2031. Son conseil : documenter les contrats et séparer, dans les comptes, ce qui relève de la compétition.